Tout savoir sur les anguilles jardinières : FAQ

Tout savoir sur les anguilles jardinières : FAQ

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Anguilles jardinières : tout savoir sur ces étonnants poissons qui dansent dans le courant

Connaissez-vous les anguilles jardinières ? Ces étranges poissons tropicaux au corps serpentiforme, au visage légèrement bouffi et aux grands yeux ont une apparence étonnamment attachante.

Elles vivent en grandes colonies, parfois composées de centaines d’individus, qui semblent former un véritable jardin sous-marin. Toutes dressent leur corps hors du sable et oscillent doucement au gré des courants, donnant l’impression d’un champ de plantes ou de coraux fouets vivants.

Les anguilles jardinières sont aussi particulièrement intéressantes à observer pour les plongeurs et les photographes sous-marins. Très timides, elles se cachent au moindre mouvement brusque et peuvent passer une grande partie de leur vie à quelques centimètres seulement de leur terrier.

Nous avons compilé les questions les plus fréquentes sur ces étonnants petits poissons : voici notre FAQ sur les anguilles jardinières.

FAQ sur les anguilles jardinières

  1. Qui sont les anguilles jardinières ?
  2. D’où leur vient le nom « anguille jardinière » ?
  3. Où vivent les anguilles jardinières ?
  4. Les anguilles jardinières nagent-elles ?
  5. De quoi se nourrissent les anguilles jardinières ?
  6. Comment se reproduisent les anguilles jardinières ?
  7. Les anguilles jardinières sont-elles dangereuses ?
  8. Comment prendre une belle photo d’une anguille jardinière ?

Qui sont les anguilles jardinières ?

Les anguilles jardinières appartiennent à la famille des Congridae et à la sous-famille des Heterocongrinae, qui comprend environ 35 espèces. Malgré leur nom commun, ce ne sont donc pas de véritables anguilles au sens strict, mais bien des poissons appartenant au groupe des congres.

Ces poissons peuvent atteindre environ 40 cm de longueur. Leur corps, relativement fin, mesure autour d’un centimètre de diamètre et leur permet de s’enfoncer profondément dans le sable tout en laissant leur partie supérieure exposée dans le courant.

Ce qui les rend si particulières est leur mode de vie. Contrairement à de nombreux poissons qui se déplacent constamment sur le récif, les anguilles jardinières passent leur existence dans un terrier individuel. Seule une partie de leur corps dépasse du sable lorsqu’elles se nourrissent.

D’où leur vient le nom « anguille jardinière » ?

Anguilles jardinières sortant de leurs terriers dans le sableLes anguilles jardinières vivent dans des trous creusés dans le fond marin.

Le nom « anguille jardinière » vient tout simplement de leur apparence. Ces petites anguilles vivent dans des terriers creusés dans le sable et passent leur temps à sortir la partie supérieure de leur corps tout en laissant leur queue bien cachée dans leur abri.

Lorsqu’elles vivent en colonies, les nombreuses têtes qui émergent du fond marin ressemblent à des plantes poussant dans un jardin. Lorsque le courant se renforce, toute la colonie se met à onduler doucement dans la même direction, comme un champ de végétation sous-marine.

C’est cette apparence très particulière qui leur a valu leur nom anglais de garden eels, littéralement « anguilles de jardin ».

Où vivent les anguilles jardinières ?

Colonie d'anguilles jardinières sur un fond sableux

La plupart des anguilles jardinières vivent dans les régions chaudes de l’océan Indo-Pacifique et de la mer Rouge. On les rencontre généralement en colonies sur des plaines sableuses ou sur les pentes qui bordent les récifs coralliens.

Elles recherchent des fonds suffisamment meubles pour pouvoir y creuser leur terrier, mais également exposés à des courants riches en particules alimentaires. Le courant est en effet essentiel à leur mode de vie : il leur apporte directement le plancton dont elles se nourrissent.

Pour construire leur abri, l’anguille jardinière creuse le sable à l’aide de sa queue. Elle consolide ensuite les parois de son terrier avec des sécrétions qui contribuent à empêcher celui-ci de s’effondrer.

Une fois installée, elle reste généralement très proche de son terrier. Contrairement à de nombreux prédateurs nocturnes, les anguilles jardinières sont actives pendant la journée. La nuit, elles se retirent complètement dans leur trou.

Ces colonies sont particulièrement impressionnantes à observer en plongée. De loin, elles peuvent donner l’impression d’un tapis végétal vivant. En vous rapprochant, vous réalisez alors que chaque « tige » est en réalité un poisson qui surveille attentivement son environnement.

Les anguilles jardinières nagent-elles ?

Anguille jardinière sortant de son terrier dans le sable, photo par Itai GrisaruAnguille jardinière par Itai Grisaru

Oui, les anguilles jardinières sont parfaitement capables de nager librement. Pourtant, elles préfèrent largement rester dans leur terrier.

Une fois qu’une jeune anguille est suffisamment grande pour creuser son propre trou et s’y installer, elle peut y passer la majeure partie de sa vie. Seule la partie supérieure de son corps dépasse du sable lorsqu’elle se nourrit, tandis que sa queue reste solidement ancrée dans son terrier.

Cette stratégie leur permet de rester pratiquement immobiles tout en profitant des courants. Elles n’ont pas besoin de parcourir de grandes distances pour trouver leur nourriture : le courant fait une grande partie du travail à leur place.

Il existe toutefois une exception importante à cette vie plutôt sédentaire : la reproduction. Pendant la saison des amours, une anguille peut quitter son emplacement habituel ou creuser un nouveau terrier plus près d’un partenaire potentiel.

Et c’est probablement l’un des rares moments où vous pourrez observer une anguille jardinière s’éloigner véritablement de son petit coin de sable.

De quoi se nourrissent les anguilles jardinières ?

Les anguilles jardinières se nourrissent principalement de zooplancton et d’autres petites particules alimentaires transportées par les courants océaniques.

Leur technique de chasse est particulièrement bien adaptée à leur mode de vie. Elles n’ont pas besoin de parcourir le récif à la recherche de proies : elles se positionnent simplement face au courant et attendent que leur nourriture passe à portée de bouche.

Si vous observez attentivement une colonie, vous remarquerez que toutes les anguilles sont généralement orientées dans la même direction. La raison est simple : elles font face au courant afin de pouvoir attraper les organismes planctoniques qui dérivent vers elles.

Elles peuvent ainsi passer de longues heures à se nourrir sans véritablement quitter leur terrier. Comme des plantes qui se développent vers la lumière, elles sortent davantage du sable lorsque cela leur permet de mieux profiter du courant et d’augmenter leurs chances de trouver de la nourriture.

C’est également ce comportement qui rend une colonie d’anguilles jardinières si fascinante à observer : des centaines d’individus se nourrissent simultanément, chacun depuis son propre petit terrier.

Comment se reproduisent les anguilles jardinières ?

Anguilles jardinières photographiées sur le fond sableux

Les anguilles jardinières sont généralement très attachées à leur terrier et ne s’en éloignent que rarement. Pendant la saison des amours, leur comportement change toutefois : elles peuvent se rapprocher de leurs partenaires et modifier temporairement leur emplacement.

La proximité entre individus peut également provoquer des conflits. Lorsque deux mâles se retrouvent trop proches l’un de l’autre, ils peuvent se battre pour défendre leur territoire et l’accès aux femelles voisines.

Lors de l’accouplement, les deux anguilles entrelacent leurs parties supérieures tandis que leurs queues restent dans leurs terriers respectifs. Elles peuvent rester dans cette position pendant plusieurs heures au cours d’un même accouplement.

Les anguilles jardinières sont des géniteurs pélagiques. Les œufs fécondés sont libérés dans l’eau libre et dérivent ensuite avec les courants, souvent près de la surface. Après l’éclosion, les jeunes anguilles mènent une existence pélagique et nagent librement avant de devenir suffisamment grandes pour s’installer sur le fond et creuser leur propre terrier.

Cette phase de vie libre explique également pourquoi les jeunes anguilles peuvent parfois être observées lors de plongées blackwater, où l’on recherche précisément les créatures qui remontent ou dérivent dans la colonne d’eau pendant la nuit.

Les anguilles jardinières sont-elles dangereuses ?

Non, les anguilles jardinières ne sont pas dangereuses pour les plongeurs. Elles sont de petits poissons qui se nourrissent de zooplancton et qui n’ont aucun intérêt à s’attaquer à un humain.

Elles ne possèdent ni venin ni épines défensives et leur comportement est avant tout basé sur la fuite. Leur première réaction lorsqu’un plongeur s’approche trop près est généralement de se retirer rapidement dans leur terrier.

C’est d’ailleurs ce qui peut rendre leur observation assez frustrante pour les plongeurs : à peine commencez-vous à vous rapprocher qu’une grande partie de la colonie peut disparaître instantanément sous le sable.

Pour les observer correctement, la meilleure approche consiste donc à rester immobile, à contrôler parfaitement sa flottabilité et à éviter les mouvements brusques. Avec suffisamment de patience, les anguilles finissent souvent par ressortir et reprendre leur activité normale.

Comment prendre une belle photo d’une anguille jardinière ?

Les anguilles jardinières sont extrêmement timides, ce qui en fait des sujets particulièrement difficiles à photographier. Elles sont capables de détecter rapidement l’approche d’un plongeur et de disparaître dans leur terrier avant même que vous ayez eu le temps de cadrer votre photo.

La clé est donc la patience. Il vaut mieux choisir une anguille, s’installer à bonne distance et attendre plutôt que d’essayer de s’approcher directement. Une excellente maîtrise de la flottabilité est également indispensable : le moindre mouvement de palme ou le déplacement d’un nuage de sable peut faire disparaître toute la colonie.

Certains photographes ont réussi leurs meilleures images en restant parfaitement immobiles et en retenant leur souffle suffisamment longtemps. D’autres utilisent une télécommande afin de pouvoir placer leur appareil beaucoup plus près des anguilles sans avoir à s’en approcher eux-mêmes.

La photo ci-dessus a été réalisée par le talentueux photographe Pete Atkinson, que nous avons eu le plaisir d’accueillir à bord. Lorsque je lui ai demandé comment il avait réussi à obtenir ces images, voici ce qu’il m’a expliqué :

« Habituation, patience et apnée. Je me suis allongé sur le sable et il m’a fallu environ 30 minutes pour me rapprocher. Je retenais mon souffle à chaque fois qu’elles apparaissaient pour ne pas leur faire peur. Au bout d’une demi-heure, elles étaient tellement habituées à ma présence qu’elles sont sorties suffisamment loin pour que je puisse prendre quelques photos. J’utilisais un objectif macro 105 mm sur un Nikon F4, avec deux flashs. Lorsque j’ai expiré, elles ont disparu dans leurs trous. »

Autrement dit, lorsqu’il s’agit de photographier des anguilles jardinières, la patience est probablement votre meilleur équipement.

Et, comme le faisait remarquer Pete avec humour, ces photos seraient certainement beaucoup plus faciles à réaliser avec un recycleur !

Pour en savoir plus…

2 réponses

  1. I have got some brown flat eels come up amongst my rickety .they are about 5inches wide. Got loads of teeth and pay across the rocks with mouths open.so I have them water and biscuits.there was a
    White one with red and blue marks but the day got mum

  2. See these garden eels all over where I live in the sandy bottom, in Tenerife. Funny creatures, always disappear into the ground when approached.

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